[Cours]Les fleches

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[Cours]Les fleches

Bericht  Fuser op wo apr 14, 2010 12:04 pm

Sirkis schreef:Extrait de la caserne franc-comtoise (cours de Jonroy)

Les Fléches
La flèche est le prolongement de l’arc, elle est fonction de l’arc qui la propulsera et de l’utilisation que l’archer veut lui donner.
La longueur de la flèche, fer compris est de 29 pouces (*74cm*).


Pour la guerre, la flèche doit être de fabrication rapide, à « usage unique », lourde pour augmenter son inertie et sa puissance, elle est conçue en général pour tirer de très grandes volées pendant un temps bref en ajustant non un ennemi précis, mais une distance précise. Les archers doivent savoir tirer 12 à 15 flèches par minute à 200m de leurs lignes, ce qui fait entre 90 000 et 120 000 flèches à la minute ! Il est aisé d’imaginer la quantité nécessaire à une armée en campagne… si on compte environ 100 g par flèche ce qui est un minimum pour les flèches de guerre, cela donne donc environ 10 tonnes qui écrasent l’ennemi par minute ! ! Chaque archer est approvisionné par « gerbe », c’est à dire 24 flèches qu’il plante ou couche au sol devant lui.

L’Empenne
Elle est faite par 3 plumes d'oies taillées en triangle. La plume est coupée en deux et la coupe doit être parfaitement plane. Seule la partie supérieure de la plume est utilisée.
La plume était collée au fût et maintenue par une spirale de fil pour renforcer l'action de la colle. Sa dimension importante permet de stabiliser la flèche.


L’Encoche
Suivant le besoin, l’encoche sera simplement taillée dans le bois, avec un renfort cuir en appui pour la corde, cette fabrication plus rapide est utilisée pour la flèche de guerre ; une encoche grande et profonde convient bien pour la guerre car elle est meilleure au toucher pour encocher très vite pendant chaque volée. Il arrive aussi que l’encoche soit fixée à la corde, et que la flèche s’emboîte simplement, ceci pour un intérêt stratégique, une flèche sans encoche ne peut être renvoyée par l’ennemi.



Le Fût
Le fût idéal doit avoir une bonne rigidité pour encaisser la puissance de l’arc et souplesse pour éviter de casser à l’arrivée en cible. Le charme, le frêne et certains chênes, sont les meilleurs bois pour allier résistance, légèreté et souplesse. Le meilleur reste le frêne pour la guerre. Il arrive que la flèche soit faite de deux bois, à l’arrière un bois lourd pour compenser le poids de la pointe et l’avant en bois plus léger, l’assemblage étant fait en « queue de billard ». La forme du fût est souvent en « fuseau », épaissie sur l’avant et affinée derrière.



Les Pointes
On peut classer ces pointes en différentes familles :

Les poinçons
Destinés exclusivement à la guerre, où leur fonction est de percer les côtes de mailles et les armures. Ces dernières résistant assez bien à la pénétration des pointes, étaient cependant transpercées à courte distance par des pointes lourdes à l'inertie importante. Ces différentes pointes n'étaient pas fixées sur le fût, mais simplement emmanchées en force. De la sorte, en retirant la flèche du corps, la pointe restait dans la blessure, augmentant la difficulté d'extraction et les risques de mortalité. Il en était de même pour celles se fichant dans des obstacles ou protections (boucliers, palissades, etc.), le projectile ainsi « désarmé » ne pouvait être retourné à l'envoyeur.



Les lames
Elles sont destinées autant à la chasse qu'à la guerre où elles sont utilisées contre la piétaille mal protégée. Leur tranchant parfaitement affûté permet de provoquer des hémorragies importantes.



Les pointes barbelées
Elles sont utilisées pour les piétons mal équipés, mais aussi pour la chasse au gros gibier. Grâce à leurs longs bords tranchants, elles occasionnaient de très larges blessures, leur masse permettant une pénétration profonde. Les barbes étant là pour rendre l'extraction de la flèche difficile et réservée à des spécialistes équipés d'instruments chirurgicaux très spécifiques mais leur difficulté de réalisation les rendent coûteuses.



La pointe incendiaire
Les quatre branches servant à maintenir l'étoupe imprégnée de poix ou autre combustible, le carrelet en bout permet à la flèche de se ficher dans les constructions à détruire par le feu. Les branches, en s'écrasant au moment de l'impact, permettent au produit incendiaire de se retrouver en contact avec le bois ou la matière à enflammer. Cette pointe peut aussi servir à la « guerre bactériologique », en propulsant pendant un siège des petits morceaux de viande contaminés que les chiens par exemple vont manger et transmettre à la population. C'est le type même de pointe délicate à réaliser du fait de la double fente dans le métal et de sa soudure en bout pour former la pointe.



La pointe coupe jarret
Sa lame en forme de hache en fait une pointe à trancher sans pénétration, elle était destinée à blesser douloureusement les chevaux, semant ainsi le désordre dans les rangs de la cavalerie.
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